LES PRÉCIEUSES RIDICULES

LES PRECIEUSES RIDICULES
MOLIERE

Mise en scène : Sylvain Ledda

Avec : Florence Cabaret, Séverine Cojannot, Frédéric Jeannot, Jean Tom, Jean-Domnique Brest, Gunther Van Severen, Alexia Papinesci ou Rebecca Goldblat, Lionnel Fernandez ou Jérémy Braitbart, Mathieu Desender et Cyril Vaneensbergue.

Lumières : Patrice Le Cadre
Costumes : Catherine Lainard
Photos : Sabine Le Nechet
Affiche : David Michel

Production : Compagnie pARTage – 2010

Création : Théâtre de l’Essaïon, Paris

Tournée :
Théâtre du Chêne noir, Avignon
Théâtre du Nord-Ouest
Théâtre municipal de Pierrefitte-sur-Seine
Théâtre municipal de Lisses
Festival Le Mois Molière de Versailles
Festival La Foire Saint-Germain, Paris, à l’Institut culturel hongrois
Festival des Comiques Agricoles, à Beauquesne


LA PIÈCE

Magdelon et Cathos, deux jeunes provinciales, arrivent à Paris et rêvent d’aventures, d’amours raffinées…comme dans les romans précieux de l’époque. Or les époux que leur père a choisis sont bien loin de leur idéal galant. Econduits et méprisés par les précieuses, les prétendants décident alors de se venger…

« Refuser de juger. Eviter le manichéisme. Laisser chaque personnage se débattre sous nos yeux sans percer son mystère. Tel est le triple mérite de la mise en scène de Sylvain Ledda, qui ne sauve ni ne condamne aucun des protagonistes de la pièce. Lointaines aïeules d’Emma Bovary, Les Précieuses de Molière ont le tort de croire en l’existence d’un monde meilleur promis par les livres. Petites cousines de la Roxane de Cyrano de Bergerac, elles pensent, comme l’héroïne de Rostand, que l’amour est affaire de (beau) langage. Et à l’instar de leurs compagnes d’égarement, elles paient fort cher l’illusion qui est la leur ».
Hélène LAPLACE-CLAVERIE, Professeur de théâtre et dramaturgie, Université d’Avignon

POURQUOI MONTER LES PRÉCIEUSES RIDICULES ?

Une farce contrastée…aussi drôle que cruelle

Dans Les Précieuses ridicules, l’émancipation des femmes passe par les livres ; mais la vision que donne Molière de cet affranchissement est satirique, voire cruelle.
Cathos et Magdelon éprouvent un impérieux désir de savoir. La culture est en effet le seul moyen pour deux jeunes filles issues de la moyenne bourgeoisie d’exister dans la société et dans le monde. L’intrigue, centrée sur une duperie mentale et un quiproquo sur les personnes, révèle toutes les ambiguïtés de la connaissance.
A la première lecture des Précieuses, l’on est frappé par le caractère contrasté de la pièce. La farce y côtoie la peinture des caractères, les allusions les plus triviales jouxtent les pensées les plus élégantes, les plus érudites. Les comiques de mots et de situations n’ont pas été évacués au profit d’une lecture trop sombre ou moralisante de l’œuvre. Les moments comiques traités pour tels sont dès lors de véritables moments de jubilation qui font du public le complice d’une duperie.
Un mélange doux amer qui traverse le temps. On comprend alors l’immense succès de la pièce depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, auprès de tous les publics.

Sylvain Ledda, metteur en scène

PRESSE

« On entre avec cohérence et profondeur dans la vérité des êtres avec une modernité toujours surprenante. C’est un très beau spectacle ». Interview de Jean-Luc Jeener (Figaroscope) – Versailles Magazine 

« Jean Tom est un Mascarille éblouissant qui nous ferait presque croire aux fausses valeurs du paraître, si douces à l’ego de nous tous ; Florence Cabaret, en Magdelon précieuse, est ridicule et émouvante à la fois : son désir de culture, de beauté, de raffinement, est si grand, si absolu, si impérieux, qu’on a mal pour elle et notre gorge se serre à la fin quand elle pleure son rêve évanoui » – Mois Molière, Le Blog

« Une comédie intemporelle, remarquablement jouée par dix jeunes acteurs, portés par une mise en scène enlevée. Les comédiens de la Compagnie pARTage jouent au Chêne noir, la farce de Molière, Les Précieuses ridicules, et ce après avoir reçu 2000 collégiens et lycées toute la semaine. » – La Provence, Avignon

« Un bon cru. Les Précieuses ridicules du grand Molière, farce courte, enlevée et cruelle, qui garde toute sa modernité. La compagnie pARTage a signé cette belle prestation, mise en scène par Sylvain Ledda. » – Courrier Picard

« Un petit bijou serti d’une perle de culture, la langue de Molière » – La Théatrothèque

« Dans cette farce, on rit, on frôle le burlesque, on se surprendrait même à trouver la comédie abordable et simple. Florence Cabaret – très expressive – et Séverine Cojannot – parfaitement malicieuse – piaillent avec affectation mais sans excès. » – François Varlin, Visiomag

« L’âme de Molière rôde…On pourrait penser qu’un énième Molière pourrait lasser. Mais non pas du tout. On se laisse prendre assez facilement grâce au jeu efficace des comédiens. La salle est pleine et les rires fusent. Dans l’adaptation de Sylvain Ledda, le metteur en scène, il y a un ton juste. Sans doute parce qu’il a pris le recul nécessaire pour ne pas partir immédiatement sur le jugement des personnages, ce serait trop facile. Rien n’aurait pût fonctionner aussi bien, sans cette troupe de comédiens tous de bons niveaux. Florence Cabaret campe une Magdelon parfaite. Sa partenaire Séverine Cojannot joue elle Cathos et trouve très justement sa place, face à un autre personnage qui pourrait facilement prendre le dessus. » – Théatrorama

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