LES HOMMES

LES HOMMES
DE CHARLOTTE DELBO

Création mondiale de la pièce

Mise en scène : Florence Cabaret et Jeanne Signé

Avec : Sabrina Bus, Séverine Cojannot, Pauline Devinat, Christine Liétot, Nathalie Lucas, Céline Pitault, Florence Tosi

Décors : Marguerite Danguy des Déserts
Costumes : Philippe Varache
Lumières : Sébastien Lanoue, assisté de Valentin Bodier
Son : Jeanne Signé

Production : Compagnie pARTage et Serge Paumier – 2015

Création : Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie de Vincennes, Paris

Tournée :
Théâtre Aimé Césaire, Fort-de-France (Martinique)
Théâtre municipal de Romainville
Théâtre municipal de Pierrefitte-sur-Seine
Théâtre municipal de Boulogne-sur-Mer
Mémorial de Compiègne
Théâtre de la Girandole (Montreuil)
Fiap Jean Monnet, Journée nationale de la Résistance


« On sait quand on s’engage dans le combat qu’il faudra être prêt à mourir. On sait… Prêt l’est-on jamais ? »

LA PIÈCE

Les Hommes se déroule dans le fort de Romainville, à l’intérieur de la prison dans laquelle un groupe de femmes, arrêtées pour faits de résistance en 1942, vit depuis quelques mois. Les hommes sont incarcérés de l’autre côté du bâtiment et ne croisent leurs compagnes, leurs femmes ou leurs sœurs qu’une fois par jour, lors de la promenade. La menace des exécutions et de la déportation pèse chaque jour un peu plus. Pour ne pas sombrer dans l’angoisse et le désespoir, les détenues décident de monter une pièce : Un caprice de Musset, comédie brillante, fenêtre sur un monde à l’opposé de leur quotidien. A l’intérieur de la prison, elles trouvent, en créant, une autre forme de résistance pour lutter contre la résignation et le découragement.

Avec la création mondiale de la pièce Les hommes de Charlotte Delbo en 2015 au Théâtre de l’Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes, une nouvelle étape est franchie : pour la première fois, la compagnie crée un auteur féminin. Charlotte Delbo (1913-1985) est l’un des écrivains majeurs de la littérature dite « des camps », considérée dans les pays anglosaxons à l’égal de Primo Lévi.

POURQUOI MONTER LES HOMMES ?

L’idée centrale qui anime la compagnie pARTage pour créer Les Hommes, est de transmettre au public et en particulier à la jeune génération, l’histoire de ces jeunes résistantes qui ont risqué leur vie pour lutter contre l’oppression nazie. C’est pourquoi nous avons développé des actions culturelles autour du spectacle.

En 2013, la pièce Les hommes de Charlotte Delbo était encore inédite. Sa découverte est un bouleversement. Nous nous passionnons pour l’auteur, pour sa parole poétique incomparable, pour son témoignage de la solidarité qui a permis aux déportées de tenir et pour certaines de survivre. Nous découvrons alors les destins de ces femmes engagées dans la Résistance. Nous nous nourrissons de récits et de rencontres avec certaines survivantes et prenons alors toute la mesure de l’importance de mettre en scène, aujourd’hui, leurs parcours et leur engagement.

Cette création, avec un plateau exclusivement féminin, nous permet de rendre hommage aux femmes résistantes et de rappeler que la conquête de la liberté doit beaucoup à leur combat. Nous espérons ainsi participer à la reconnaissance de leur place dans la Résistance et plus largement dans l’Histoire.

L’un des objectifs de cette création est de rappeler que les actes de résistance se réalisent au quotidien sous des formes diverses qui ne nécessitent pas une force surhumaine, mais bien l’unique volonté de dépasser une condition injuste pour recouvrir ses droits et sa liberté, dans le respect de la communauté humaine.
Enfin, il s’agit pour nous de rappeler l’importance de la culture et en particulier du théâtre, pour créer un lien collectif fort entre les hommes. En choisissant de faire travailler nos héroïnes à une mise en scène d’Un caprice de Musset – ce qu’elles firent aussi plus tard en camp de concentration avec Le Malade imaginaire – Charlotte Delbo rappelle, comme Primo Levi, la force de la culture capable de faire oublier la peur, le découragement, voire la souffrance et la faim.

PRESSE

« Mise en scène extrêmement soignée, très juste incarnation des comédiennes… Il se dégage de cette représentation une réelle beauté » – Le Monde

« Foncez vous voir Les hommes de Charlotte Delbo ! Une pièce émouvante sur des résistantes qui montent une pièce en détention » – France 24

« La pièce date de 1978. Elle se situe en 1942. Pourtant, elle est aujourd’hui d’une douloureuse actualité. Elle souligne avec une force impressionnante le caractère absolument essentiel du théâtre. Les comédiennes nous donnent à entendre l’écriture très poétique de Charlotte Delbo. Un instant d’une intensité rare, bénéfique » – Les Trois coups

« Florence Cabaret et Jeanne Signé signent une mise en scène réaliste qui sied à un théâtre d’émotion et trouvent la juste mesure naturaliste » – Froggydelights

« Un témoignage historique bouleversant du destin de résistantes internées au fort de Romainville en 1942. Les comédiennes sont criantes de sincérité et de générosité dans leur jeu respectif. En un mot, elles sont humblement magnifiques » – La Théatrothèque TTT

« Allez voir cette pièce bouleversante, fort bien mise en scène et jouée, qui rend hommage à ces héroïnes de l’ombre et rappelle l’importance et la force de la culture pour résister » – La Nouvelle vie ouvrière

« L’interprétation des sept comédiennes est brillante » – La Galerie du Spectacle

« Ce qui emporte le spectateur, c’est d’abord l’émotion engendrée par le jeu si juste de comédiennes que l’on devine sensibles et investies, qu’elles soient dans cette effervescence, dans ce ravissement de créer qui transforme un lieu sinistre et gris en une ruche bourdonnante et colorée » – Madinin’art, critique culturelle de Martinique

Charlotte Delbo (1913-1985), est une grande résistante, une femme de théâtre, assistante de Louis Jouvet, mais aussi un grand écrivain.
Née le 10 août 1913 à Vigneux-sur-Seine, elle adhère en 1932 aux Jeunesses communistes où elle fera la connaissance de son futur mari, le militant Georges Dudach. En mai 1941, alors qu’elle est partie avec la troupe Louis Jouvet en Amérique Latine pour une tournée sous l’égide du gouvernement de Vichy, Charlotte Delbo décide de rejoindre son mari en France pour entrer dans la résistance clandestine. Ils font partie du « groupe Politzer », chargé de la publication de la revue Lettres françaises. Le réseau sera démantelé et le couple arrêté le 2 mars 1942 par les Brigades spéciales. Georges Dudach sera fusillé au  fort du Mont-Valérien  le 23 mai 1942, à l’âge de 28 ans.
Charlotte Delbo sera d’abord incarcérée à la prison de la Santé à Paris, puis transférée au fort de Romainville pendant un an, avant sa déportation pour Auschwitz. Elle partira avec le convoi du 24 janvier 1943, un convoi de 230 femmes dont elle racontera le destin, dans une bouleversante trilogie, publiée en 1970 aux éditions de Minuit : « Auschwitz et après ».

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